Dans la région de la capitale nationale canadienne, une transformation silencieuse mais profonde est à l’œuvre. La communauté maghrébine de Gatineau–Ottawa, longtemps discrète, fait entendre sa voix avec une force nouvelle.
Une présence qui s’affirme
La région compte aujourd’hui plus de 45 000 résidents d’origine maghrébine, soit une hausse de 28 % depuis 2020. Cette croissance démographique s’accompagne d’une montée en puissance sur la scène associative et politique locale.
Des dizaines d’organisations ont vu le jour ces cinq dernières années, allant des associations culturelles aux regroupements professionnels, en passant par des collectifs militants pour les droits des immigrants.
Une génération née ici, engagée là
Ce qui distingue cette nouvelle vague d’activisme, c’est qu’elle est portée par des jeunes nés ou élevés au Canada. Ils parlent parfaitement français et anglais, maîtrisent les codes politiques canadiens, et n’hésitent pas à se porter candidats aux élections municipales.
Lors des dernières élections à Ottawa, trois candidats d’origine maghrébine ont brigué des sièges au conseil municipal. Un premier dans l’histoire de la ville.
Les défis qui demeurent
Malgré ces avancées, des obstacles persistent. La discrimination à l’embauche, le logement difficile d’accès, et les défis d’intégration scolaire continuent de freiner la pleine participation de la communauté à la vie sociale canadienne.
Mais la nouvelle génération est déterminée à changer la donne, armée de diplômes, de réseaux, et d’une détermination à faire entendre sa voix.