mardi 20 octobre 2026🤝 Partenaire ou annonceur ? Contactez-nous →
NewsletterÀ propos✍️ Écrivez-nous🌐 Accueil
Publicité
📢Espace publicitaire728×90 — Leaderboard · AdSense / Ezoic
🗳️ ÉLECTIONS
🔴 EN DIRECT
Politique & Société

HRW : les demandeurs d'asile marocains au Canada face à des taux de refus alarmants

Un rapport de Human Rights Watch révèle que les Marocains demandeurs d'asile au Canada n'obtiennent satisfaction que dans 18 % des cas — contre 61 % en moyenne nationale. Un signal d'alarme pour les MRE.

HRW : les demandeurs d'asile marocains au Canada face à des taux de refus alarmants

Human Rights Watch (HRW) a publié un rapport détaillé sur les conditions dans lesquelles les ressortissants des pays du Maghreb déposent des demandes d’asile au Canada. Le document, fruit de 18 mois d’enquête, révèle des obstacles systémiques qui limitent l’accès à une protection effective.

Des taux de refus disproportionnés

Le constat principal est sans appel : les demandeurs d’asile originaires du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie font face à des taux de refus nettement supérieurs à la moyenne nationale. En 2025, seulement 18 % des demandes marocaines et 22 % des demandes algériennes ont été acceptées, contre une moyenne canadienne de 61 %.

HRW attribue cette disparité à plusieurs facteurs, dont la classification de ces pays comme « sûrs » dans les lignes directrices de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR), une désignation qui crée un préjugé défavorable dès l’examen du dossier.

Des histoires de persécution ignorées

Le rapport documente des dizaines de cas de personnes fuyant des persécutions réelles — militants des droits humains, journalistes, membres de la communauté LGBTQ+, victimes de violence domestique — dont les demandes ont été rejetées au motif que leurs pays d’origine sont « globalement sûrs ».

« La désignation de pays sûr ne tient pas compte de la situation spécifique des personnes vulnérables au sein de ces pays », souligne le rapport. « Un Maroc stable politiquement peut néanmoins être dangereux pour un journaliste critique ou une femme victime de violence conjugale. »

Le problème de la représentation juridique

L’une des conclusions les plus frappantes du rapport concerne l’accès à l’aide juridique. Les demandeurs d’asile maghrébins, souvent francophones, peinent à trouver des avocats spécialisés en immigration capables de traiter leurs dossiers dans leur langue.

HRW recommande au gouvernement canadien d’augmenter substantiellement le financement de l’aide juridique en immigration, de revoir la liste des pays considérés comme sûrs et d’établir des mécanismes d’évaluation individuelle systématique.

La réponse du gouvernement

Interrogé sur ce rapport, le ministère de l’Immigration a défendu le système actuel tout en reconnaissant que des améliorations étaient possibles. Le gouvernement s’est engagé à « examiner sérieusement » les recommandations de HRW dans le cadre d’une révision prévue de la politique d’asile au deuxième semestre 2026.

Les associations de défense des droits des migrants, elles, attendent des actes. « Des promesses, nous en avons eu beaucoup. Ce qu’il nous faut, c’est une réforme structurelle du système », dit Samira Bouchikhi, avocate spécialisée en droit de l’immigration à Ottawa.

Sujets :⚖️ Droits humains🍁 Canada et immigration
Partager cet article :
FacebookX / Twitter
📰 À lire aussi
Politique & Société

Grève de la faim de Saïda El Alami : le CDH s'inquiète pour sa santé

Le Centre des droits humains en Amérique du Nord (CDH) s'inquiète de l'état de santé de la détenue politique Saïda El Alami, en grève de la faim depuis le 16 octobre 2026 à la prison locale El Jadida 2. Il demande aux autorités de lui assurer des soins sans délai et le contact avec sa famille et ses avocats.

← Retour aux actualités
Publicité
📢Bannière footer728×90 — Footer Leaderboard · AdSense
Écrivez-nous