L’essai d’Amodei fait plonger les marchés et provoque une crise diplomatique avec la Chine Le week-end du 12-13 septembre, l’essai de Dario Amodei appelant à ralentir l’IA (voir notre édition précédente) a fait fuir les investisseurs des valeurs d’infrastructure IA : le 14 septembre, le S&P 500 a reculé de 0,44 % (7 623 points), le Nasdaq de 0,44 % et le Dow Jones de 0,36 %. Le texte, qui appelait aussi au maintien des restrictions américaines sur l’exportation de puces avancées vers la Chine, a provoqué une réplique officielle de Pékin : le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a dénoncé un texte « truffé de dispositions de containment visant la Chine », un « manuel de Guerre froide » pour le secteur de l’IA, ajoutant que « l’alarmisme, la confrontation et la concurrence malsaine ne feront que perturber la gouvernance mondiale de l’IA ». L’échange intervient à dix jours d’une rencontre Trump-Xi prévue le 24 septembre, où la gouvernance de l’IA doit être à l’ordre du jour. (source : Bloomberg)
Sam Altman : « On pourrait perdre le contrôle de l’avenir » face à l’IA Dans un entretien accordé à Fortune et publié le 12 septembre, le patron d’OpenAI a reconnu qu’il est « réellement possible » de construire un système d’IA échappant au contrôle humain, et affirmé qu’aucune entreprise ne devrait pouvoir prendre seule ce risque au nom de l’humanité — quitte à suspendre l’entraînement d’un modèle si nécessaire. Dans la foulée, il a confirmé qu’OpenAI renonce à une entrée en Bourse pour 2026, jugeant le moment « mal choisi » compte tenu des inquiétudes de sécurité actuelles ; une introduction n’est plus envisagée avant 2027. (source : Fortune)
Un responsable sécurité d’Anthropic chiffre lui-même le risque d’extinction Après la démission le 9 septembre du chercheur Jacob Coxon, qui accusait Anthropic et OpenAI de « jouer avec nos vies », Evan Hubinger, responsable de la recherche sur l’alignement chez Anthropic, a publiquement confirmé sur X : « Nous croyons réellement que l’IA pourrait tuer tous les humains ! Je pense personnellement que la probabilité dépasse 10 % au cours de la prochaine décennie. » Il précise que l’entreprise fait de son mieux mais n’a « pas encore de plan pour résoudre l’alignement d’une superintelligence ». (source : The Grio)
Un robot apprend à manipuler des objets en regardant des humains, sans télé-opération La startup Reward AI a présenté le 14 septembre OM-1, un modèle de contrôle robotique entraîné uniquement à partir de démonstrations humaines filmées (capture de mouvement, à la manière du système DexCap de Stanford) — sans passer par la télé-opération ou des données collectées directement sur des robots. Avec moins de 30 minutes de données humaines, OM-1 parvient à transférer une nouvelle tâche « zéro-shot » (sans réentraînement) à des bras robotiques, des humanoïdes sur jambes et des robots mobiles à roues. (source : MarkTechPost)
Montréal accueille ALL IN 2026, le plus grand sommet IA du Canada Le sommet ALL IN a ouvert ses portes le 16 septembre au Palais des congrès de Montréal, avec plus de 10 000 participants venus de 50 pays et plus de 200 conférenciers — dont Yoshua Bengio (Mila) et Aidan Gomez (PDG de Cohere). Le ministre fédéral de l’Intelligence artificielle, Evan Solomon, y a annoncé une série de mesures pour faire du Canada une « puissance de l’IA souveraine » : un fonds d’accès au calcul porté à 700 millions de dollars, 50 millions de plus pour l’Institut canadien de la sécurité de l’IA, et une déduction fiscale ramenant le taux d’imposition marginal effectif sur les nouveaux investissements de 13 % à 6,4 %. Objectif affiché : faire passer l’adoption de l’IA en entreprise de 12 % à 60 % d’ici 2034, et créer jusqu’à 90 000 emplois et stages en IA pour les jeunes d’ici 2031. L’Allemagne est le pays à l’honneur cette année, avec plus de 50 dirigeants d’entreprise sur place. (source : moncarnet.com)



