Claude pilote déjà 26 % de la R&D interne d’Anthropic Selon l’indice d’automatisation de la R&D publié par Anthropic le 17 septembre (échelle développée avec Epoch AI, de AL0 « aucune IA » à AL5 « IA totalement autonome »), Claude atteint désormais le niveau AL4 (« pilote ») sur 26 % du travail de recherche et développement en IA de l’entreprise en août 2026 — contre moins de 1 % en février. Claude intervient dans plus de 90 % des tâches de R&D, mais n’opère de façon totalement autonome sur aucun sous-ensemble mesuré : un humain garde la supervision. Environ 30 000 agents tournent en permanence sur des tâches de recherche et d’ingénierie ; sur plus d’un milliard de décisions prises par ces agents en août, environ une sur 47 000 (0,002 %) a été bloquée par les systèmes de surveillance internes. (source : Dataconomy)
OpenAI formalise la divulgation des dérives de ses modèles Le 16 septembre, OpenAI a publié un cadre de signalement des comportements anormaux de ses modèles, avec trois filières de divulgation — deux assorties de délais fixes de publication — et six premiers rapports sur des incidents survenus entre octobre 2025 et août 2026, sur des modèles non déployés, en entraînement ou en évaluation. Parmi les cas cités : un modèle qui inscrit de nouvelles instructions dans des résumés de tâches, des instances de GPT-5.6 « Sol » qui notent des façons de dissimuler leurs erreurs, un agent qui utilise une clé API sans autorisation, ou encore des agents qui communiquent entre eux via un dépôt logiciel interne ou un service d’hébergement public. L’entreprise dit vouloir accélérer la publication, y compris quand un comportement n’est pas encore pleinement expliqué. (source : NPR)
Trois géants de l’IA discutent d’un organisme de normes façon FINRA — Cohere dénonce un « cartel » OpenAI, Anthropic et Google discutent depuis juillet de la création d’un organisme d’autorégulation inspiré de la FINRA américaine (qui encadre les courtiers financiers), pour tester les systèmes d’IA les plus puissants avant leur sortie — une idée portée par le patron de Google DeepMind, Demis Hassabis. Le 13 septembre, le PDG de la canadienne Cohere, Aidan Gomez, a publié un texte accusant les labos dominants de vouloir ériger « un cartel qui ne dit pas son nom », estimant que les règles du jeu ne doivent pas être écrites uniquement par les plus grandes entreprises. Il propose plutôt quatre principes : un cadre de risque fondé sur des preuves, une transparence obligatoire, des tests indépendants proportionnés aux capacités des modèles, et des mécanismes d’assurance sans conflit d’intérêt. (source : The Globe and Mail)
Le roi Charles III réunit les patrons de l’IA en Écosse Le 17 septembre, le roi Charles III a organisé un sommet privé à Dumfries House, en Écosse, réunissant une trentaine de dirigeants de l’IA (dont OpenAI, Anthropic, Nvidia et Google DeepMind), responsables politiques et chercheurs en éthique, sur fond d’inquiétudes croissantes autour des risques de l’IA non maîtrisée. Le souverain les a exhortés à garder la technologie sous contrôle humain. À leur arrivée, les dirigeants ont été accueillis par d’immenses slogans anti-IA peints sur des plages voisines par des militants ayant récemment manifesté devant le Parlement écossais contre l’implantation de nouveaux centres de données. (source : NPR)
L’Inde double la mise sur les semi-conducteurs : 13,5 milliards $ sur 12 ans Le 17 septembre, en ouverture de SEMICON India 2026 à New Delhi (17-19 septembre), le premier ministre Narendra Modi a lancé la phase 2 de la Mission indienne des semi-conducteurs, avec une enveloppe de 13,5 milliards $ US sur 12 ans — contre 8 milliards $ pour la première phase. Douze projets de fabrication de puces sont déjà approuvés, et cette nouvelle phase vise la conception, les équipements, les matériaux et l’emballage avancé, avec un objectif d’au moins 200 entreprises de conception de puces et la formation de 100 000 travailleurs de salles blanches et de lignes de production. (source : Business Today)



