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Brefs Techno 🤖 — 30 septembre 2026

Spécial robots au service de l'humain. L'allemand Neura Robotics se lance dans la santé pour soulager des soignants en pénurie. Le français Wandercraft commercialise Eve, un exosquelette qui permet à des personnes paralysées de se tenir debout chez elles. Un robot domestique à 3 555 dollars apprend les tâches ménagères en 30 minutes. Tesla s'assure 30 milliards pour son robot Optimus. Et à Washington, les géants de l'IA signent un accord « moralement contraignant ».

Brefs Techno 🤖 — 30 septembre 2026

Robot de livraison devant un ascenseur de service marqué « Le robot a la priorité », hôpital de Danbury (Connecticut) — photo Mikael Häggström, Wikimedia Commons, domaine public (CC0)

À l’hôpital, un robot pour déplacer les lits La start-up allemande Neura Robotics, connue pour ses robots industriels, crée une unité consacrée à la santé. Son premier robot est un véhicule autonome qui transporte les lits d’hôpital inutilisés entre les services et les zones de stockage. Il pivote sur place, se faufile dans les couloirs étroits et prend l’ascenseur. Selon l’entreprise, à raison de 20 déplacements par jour, il pourrait libérer plus de 1 300 heures par an pour les soins aux patients. L’enjeu est de taille : l’Organisation mondiale de la santé prévoit qu’il manquera 4,1 millions de professionnels de santé en Europe d’ici 2030, dont 2,3 millions d’infirmières et d’infirmiers. Le robot sera proposé sur abonnement mensuel. Aucune date de commercialisation n’a été annoncée.

Eve, l’exosquelette qui remet debout à la maison Le français Wandercraft a lancé aux États-Unis Eve, présenté comme le premier exosquelette personnel à équilibre automatique autorisé par la FDA, l’agence américaine du médicament. Il s’adresse à des personnes en fauteuil roulant atteintes d’une lésion de la moelle épinière, quel qu’en soit le niveau. Douze moteurs aux hanches, aux genoux et aux chevilles assurent la marche, et des capteurs corrigent l’équilibre en permanence. L’utilisateur n’a donc besoin ni de béquilles ni de déambulateur. Il garde les mains libres pour cuisiner, ouvrir une porte ou porter un objet. Chaque appareil est ajusté sur mesure, après une évaluation clinique et une ordonnance médicale, puis livré avec une formation personnalisée.

Un robot domestique qui apprend le ménage en 30 minutes La jeune entreprise californienne Flourish Robots a ouvert le 29 septembre les précommandes de Flourish 1, un robot domestique à 3 555 dollars américains. Haut de 1,1 mètre et pesant 20 kilos, il se déplace sur six roues plutôt que sur deux jambes, un choix fait pour réduire les coûts et gagner en sécurité à la maison. On lui apprend une tâche en moins de 30 minutes, sans programmation, en la lui montrant avec son téléphone. Il peut ensuite ramasser les chaussures, les vêtements et les jouets, remplir le lave-vaisselle, essuyer les tables, arroser les plantes ou aller chercher un objet. « Le potentiel humain est ce que nous avons de plus précieux, et une grande part est consumée par les tâches ménagères répétitives », dit son patron, Antoine Marcel. Seules 50 unités sont proposées pour l’instant, avec des livraisons à partir de décembre.

Tesla s’assure 30 milliards pour Optimus et ses robotaxis Tesla a obtenu le 29 septembre 30 milliards de dollars de nouvelles lignes de crédit auprès des banques, dont un prêt de 20 milliards mené par Citibank. Objectif : financer la montée en puissance de son robot humanoïde Optimus, de ses robotaxis Cybercab et de son camion Semi. L’entreprise a toutefois précisé dans un document réglementaire qu’elle ne compte pas puiser dans ces crédits cette année. Tesla prévoit déjà au moins 25 milliards de dollars d’investissements en 2026, notamment dans une usine dédiée à Optimus.

À la Maison-Blanche, un accord sur l’IA sans contrainte Le 29 septembre, Donald Trump a reçu une vingtaine de patrons de la tech, dont Sam Altman (OpenAI), Dario Amodei (Anthropic), Elon Musk, Jensen Huang (Nvidia), Mark Zuckerberg (Meta) et Sundar Pichai (Alphabet). Ils ont signé un accord sur la « superintelligence », volontaire et « moralement contraignant », mais sans aucun moyen de le faire respecter. Selon Mark Zuckerberg, les entreprises s’y engagent à mettre en place des contrôles internes, des audits externes et une supervision par leur conseil d’administration. Donald Trump a rejeté l’idée d’une réglementation plus stricte et plaidé pour une « formidable autorégulation » des entreprises. Une semaine après les incidents des agents d’OpenAI, évoqués dans notre dernière édition, la question de qui contrôle l’IA reste entière.


Sujets :🧠 IA et technologie
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