Nvidia à Berlin : des « usines d’IA » livrées en conteneurs
Comme annoncé dans notre dernière édition, Jensen Huang, le patron de Nvidia, a pris la parole le 21 octobre à la conférence GTC de Berlin. Il a présenté le DSX POD, un modèle d’« usine d’IA » construit par des partenaires dans des conteneurs : selon Nvidia, le montage sur place passe de six mois à 14 jours une fois l’électricité prête. Sa nouvelle génération de puces, Vera Rubin, est en pleine production. Nvidia affirme avoir investi près de 10 milliards de dollars en Europe en un an, et a présenté un robot humanoïde de référence. Un chiffre donne le vertige : selon Nvidia, une usine d’IA d’un gigawatt coûte environ 50 milliards de dollars, terrain, énergie et refroidissement compris.
Washington chasse DeepSeek de ses administrations
Le département américain de la Sécurité intérieure a publié le 19 octobre une décision qui oblige les agences fédérales civiles à retirer de leurs systèmes les produits de DeepSeek, l’entreprise chinoise d’IA, y compris les services d’autres fournisseurs construits sur son modèle. Elles ne peuvent plus non plus en acheter. Washington invoque le risque de transfert de données sensibles vers la Chine. La décision date en réalité du 24 juillet ; elle n’a été rendue publique que maintenant. Elle ne concerne pas les entreprises privées ni les particuliers.
Meta ouvre son modèle géant, avec une licence qui fait débat
Le 15 octobre, Meta a rendu publics les « poids » de Muse Spark, son modèle d’IA le plus puissant, sous le nom de Muse Spark Open : 816 milliards de paramètres, téléchargeables gratuitement. Meta parle du « modèle ouvert américain le plus puissant à ce jour ». Mais sa licence impose des conditions, notamment pour les grandes entreprises, et plusieurs spécialistes refusent de parler de logiciel libre. Pour le faire tourner, il faut au moins 700 Go de mémoire vidéo : ce n’est pas un modèle pour un ordinateur ordinaire.
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