Angleterre : des robots au chevet de 1 000 personnes âgées L’entreprise britannique de soins à domicile Cera a déployé des robots d’assistance auprès de 1 000 personnes en Angleterre. Nourris des besoins médicaux et des habitudes de chaque résident, ils rappellent l’heure des médicaments, invitent à boire, signalent les repas et les activités, proposent des sujets de conversation et aident le personnel à suivre l’état de chacun. L’objectif : rompre l’isolement et libérer du temps aux soignants pour les gestes qui demandent une présence humaine. Cera dit signer un nouveau contrat avec une collectivité locale chaque semaine.
Des vaccins à ARN qui n’ont plus besoin de froid Au MIT, des chercheurs ont utilisé l’intelligence artificielle pour stabiliser les vaccins à ARN, ceux qui ont exigé des congélateurs à très basse température pendant la pandémie. Leur algorithme a passé au crible une cinquantaine d’additifs déjà autorisés et proposé les bons dosages. Résultat, publié le 28 septembre dans Nature Biotechnology : des vaccins stables jusqu’à un an à température ambiante, ou deux mois à 38 °C, avec la même réponse immunitaire chez la souris. Les chercheurs ont même réalisé des patchs à micro-aiguilles, sans seringue. Une piste précieuse pour les pays où la chaîne du froid coûte cher, en Afrique notamment.
Moya, le robot chinois qui met mal à l’aise La jeune pousse chinoise DroidUp a présenté à Shanghai Moya, un robot humanoïde à l’apparence troublante de réalisme : 1,68 mètre, une peau maintenue entre 32 et 36 °C, des micro-expressions et un regard qui croise le vôtre grâce à des caméras et à l’IA. Prix annoncé : environ 173 000 dollars américains, pour des établissements plutôt que pour les particuliers. Sur les réseaux chinois, l’accueil est partagé : certains saluent la prouesse, d’autres parlent de « vallée de l’étrange », ce malaise devant une machine presque humaine.
OpenAI renvoie trois chercheurs en sécurité OpenAI a confirmé le 1er octobre le renvoi de trois chercheurs de son équipe de sécurité, Jasmine Wang, Tomek Korbak et Mikita Balesni, pour avoir partagé des informations confidentielles avec un organisme extérieur spécialisé dans la sécurité de l’IA. L’entreprise assure que ces départs n’ont rien à voir avec des alertes sur les risques. L’un d’eux affirme avoir servi de contact technique pour une enquête externe sur le piratage de la plateforme Hugging Face par un modèle d’OpenAI, un épisode que nous avions rapporté cet été.
Repérer les deepfakes… avec de la lumière À l’UCLA, l’équipe du professeur Aydogan Ozcan a mis au point un système hybride, numérique et optique, qui fait passer une partie de l’analyse par la lumière elle-même. Il examine 15 vidéos à la fois en un seul passage et repère les hypertrucages avec près de 98 % de précision, tout en consommant très peu d’énergie. De quoi trier plus vite le flot de vidéos truquées, en période électorale par exemple. Lire aussi : Québec, Maroc, deux campagnes face à l’IA électorale.



