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Grève de la faim de Saïda El Alami : le CDH s'inquiète pour sa santé

Le Centre des droits humains en Amérique du Nord (CDH) s'inquiète de l'état de santé de la détenue politique Saïda El Alami, en grève de la faim depuis le 16 octobre 2026 à la prison locale El Jadida 2. Il demande aux autorités de lui assurer des soins sans délai et le contact avec sa famille et ses avocats.

Grève de la faim de Saïda El Alami : le CDH s'inquiète pour sa santé

Visuel Jisr.media, logo CDH-HRC

La détenue politique Saïda El Alami est en grève de la faim depuis le vendredi 16 octobre 2026 à la prison locale El Jadida 2. C’est ce qu’annonce le Centre des droits humains en Amérique du Nord (CDH), qui s’inquiète pour sa santé et demande aux autorités d’intervenir d’urgence.

jisr.media a reçu ce communiqué de son président, Belaïd El Bousky, militant des droits humains établi à New York et ancien détenu politique des années de plomb, sous le règne de Hassan II. Belaïd El Bousky et ses camarades du CDH parlent en connaissance de cause : plusieurs fondateurs du centre ont eux-mêmes vécu les exactions contre les opposants et les militants des droits humains.

Droits humains à l’ère de Fatima Ezzahra El Mansouri ?

La grève de Saïda El Alami a commencé le 16 octobre, le jour même où le gouvernement de Fatima Ezzahra El Mansouri a été nommé. Trois jours plus tard, dans son programme présenté au Parlement, ce gouvernement s’est engagé à « renforcer les droits de l’homme, en tant que choix national constant ». Le sort d’une détenue malade, en grève de la faim, sera l’un des premiers tests de cet engagement.

Nous publions le communiqué du CDH tel quel. Les faits allégués engagent uniquement son auteur. jisr.media reste ouvert à toute réponse des parties concernées, notamment de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).


Le communiqué du CDH

Traduction de la rédaction de jisr.media — version originale en arabe. Les intertitres sont de la rédaction.

Une grève de la faim depuis le 16 octobre

Le Centre des droits humains en Amérique du Nord suit avec une vive inquiétude les informations selon lesquelles la détenue politique Saïda El Alami a entamé une grève de la faim à la prison locale El Jadida 2, depuis le vendredi 16 octobre 2026.

À l’insu de sa famille et de ses avocats

Saïda El Alami a entamé cette grève à l’insu de sa famille et de ses avocats, pour protester contre ses conditions de détention et contre les difficultés qu’elle rencontre pour communiquer avec sa famille et sa défense.

Une santé déjà fragile

Le Centre s’inquiète de l’état de santé de Saïda El Alami, qui souffre de plusieurs maladies chroniques, alors que la prise en charge et le suivi médicaux semblent insuffisants au regard de son état. Cette situation aggrave les risques qu’elle court, d’autant plus qu’elle mène une grève de la faim.

Un procès sans garanties équitables

Le Centre rappelle que Saïda El Alami purge une peine privative de liberté dans une affaire à caractère politique, et que son procès n’a pas réuni les conditions et les garanties d’un procès équitable. Il exprime sa vive inquiétude face à ses conditions de détention et à l’atteinte qu’elles peuvent porter à sa dignité humaine et à ses droits fondamentaux.

La responsabilité des autorités

Le Centre des droits humains en Amérique du Nord affirme que protéger l’intégrité des détenus, préserver leur dignité humaine et garantir leur droit à la vie et à la santé est une responsabilité juridique et morale des autorités concernées. Celles-ci doivent prendre les mesures nécessaires pour empêcher tout ce qui pourrait mettre en danger leur vie ou leur intégrité physique et psychologique.

Solidarité et demandes

En conséquence, le Centre exprime sa solidarité pleine et inconditionnelle avec la détenue politique Saïda El Alami. Il soutient son droit à la dignité humaine, à l’intégrité physique et psychologique, et à un traitement humain, tel que le garantissent les conventions internationales relatives aux droits humains.

Il demande aux autorités concernées d’intervenir d’urgence pour qu’elle reçoive sans délai les soins médicaux nécessaires, qu’elle puisse communiquer avec sa famille et ses avocats, et que ses revendications légitimes soient entendues. Il leur demande aussi de prendre toutes les mesures pour protéger sa vie, sa santé et sa dignité.

Un appel à la mobilisation

Alertant sur la gravité de la situation de Saïda El Alami, le Centre appelle toutes les forces nationales et internationales, les organisations et les instances de défense des droits humains à agir d’urgence. Il leur demande de protéger sa vie, de mettre fin à toutes les conditions qui menacent son intégrité et de garantir le respect de ses droits fondamentaux, conformément aux normes internationales des droits humains.

Liberté pour Saïda El Alami. Liberté pour les détenus d’opinion et les détenus politiques.

Centre des droits humains en Amérique du Nord New York, le 20 octobre 2026


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