mardi 20 octobre 2026🤝 Partenaire ou annonceur ? Contactez-nous →
NewsletterÀ propos✍️ Écrivez-nous🌐 Accueil
Publicité
📢Espace publicitaire728×90 — Leaderboard · AdSense / Ezoic
🗳️ ÉLECTIONS
🔴 EN DIRECT
Politique & Société
📚 Dossier : Droits humains au Maroc : les pièces du puzzle

Droits humains au Maroc : Pièces du puzzle 2 — Neuf noms, un même schéma

« Lui, c'était un test. » L'ancien agent « Safir » parle de Maati Mounjib. Neuf parcours, un même scénario : on écoute, on dénigre, on poursuit, puis la grâce ne règle rien. Ce que le rapport d'Amnesty dit de chacun, et ce que leurs histoires disent ensemble.

Droits humains au Maroc : Pièces du puzzle 2 — Neuf noms, un même schéma

Infographie Jisr.media — source : Amnesty International, « We start with the verdict: Inside Morocco's surveillance machine », 1er octobre 2026, annexe 12.3

NOTE DE LA RÉDACTION · POURQUOI CE DOSSIER ?

Chaque fois qu'une organisation de défense des droits humains parle du Maroc, qu'elle pose la question des détenus politiques, des libertés d'expression ou de la surveillance, la même mécanique se remet en marche : au lieu de répondre aux faits, on s'en prend au messager. « Anti-Maroc », « ennemis de la nation », « agents de l'étranger » : le soupçon tient lieu d'argument.

Jisr.media ne fait pas partie de cette bataille. Nous informons. Nous citons nos sources, nous attribuons chaque accusation à son auteur, nous ouvrons nos pages aux personnes et aux institutions mises en cause. Et si nous sonnons l'alarme sur des exactions, c'est par attachement au pays, pas contre lui : aimer le Maroc, c'est vouloir qu'il regarde ses failles en face.

Nous aspirons à un Maroc digne, démocratique et souverain, où l'on peut poser une question sans devoir prouver son patriotisme.

« Lui, c’était un test. » Le mot est de Safir, l’ancien agent de la DGST dont le témoignage porte le rapport d’Amnesty. Il parle de Maati Mounjib, historien et militant des droits humains, choisi en 2017 comme l’une des toutes premières cibles marocaines de Pegasus. Un « cobaye », dit-il.

Un cobaye qui, lui, a bien vécu la suite. C’est tout l’intérêt de ce deuxième volet : après les chiffres et les outils de la pièce 1, voici les gens. Amnesty a interrogé dix journalistes et défenseurs des droits humains. Neuf sont présentés ici, l’accord de la dixième personne n’ayant pas pu être obtenu. Toutes les accusations sont celles d’Amnesty ou de nos sources ; aucune n’a été tranchée par une juridiction.

9 noms

présentés ici, sur dix personnes interrogées

3 au Maroc

Mounjib, Majaoui, Tamek

5 en exil

Radi, Mansouri, Abdelmoumni, Bernani, Maliha

2024

l'année des grâces, dont Mounjib, Radi, Raissouni, Bernani

Qui sont-ils, et où en sont-ils aujourd’hui ?

Restés au Maroc

Maati Mounjib

Au Maroc · gracié en juillet 2024

Historien et universitaire. Numéro sélectionné pour Pegasus dès septembre 2017 ; infection confirmée en octobre 2019. Procès en 2015 ; arrêté en décembre 2020, puis condamné par défaut à un an de prison dans l'affaire de 2015 ; libéré en mars 2021 ; vidéos de dénigrement en 2025. Toujours sous interdiction de voyager et avoirs gelés, selon Amnesty ; empêché d'embarquer le 30 mars 2026, selon Afrik.

Mohamed Majaoui

Al Hoceima · gracié en 2020

Enseignant. Cinq ans de prison pour le Hirak (2017). Préside la section locale de l'AMDH.

Ali Salem Tamek

Laâyoune

Président de CODESA, le collectif des défenseurs sahraouis des droits humains. Harcèlement et poursuites. Expulsé du local qu'il louait en avril 2026, selon Amnesty.

Partis, ou contraints de partir

Omar Radi

Europe · depuis février 2026

Journaliste d'investigation, fondateur du Desk. Pegasus confirmé en juin 2020 ; gracié en juillet 2024. Les services auraient aussi surveillé sa mère, son frère et ses proches. Dénigrement continu par Chouf TV.

Hicham Mansouri

France · asile

Dix mois de prison en 2015. Pegasus identifié sur ses appareils en juin 2021, après son arrivée en France. Il édite le site Hawamich et a mené, depuis 2023, des centaines d'heures d'entretiens avec Safir.

Fouad Abdelmoumni

Suisse

Économiste. Pegasus et dénigrement. Six mois de prison par défaut le 3 mars 2025 pour un commentaire Facebook ; appel en attente de convocation.

Afaf Bernani

États-Unis · via la Tunisie, 2019

Pressions pour un faux témoignage dans l'affaire Bouachrine ; six mois de prison pour faux témoignage et diffamation, en 2019 ; graciée en 2024. Le dénigrement continue depuis son installation aux États-Unis.

El Mahjoub Maliha

Belgique

Responsable des relations extérieures de CODESA. Pegasus en 2021. N'a pas revu ses parents au Maroc depuis.

Un cas à part

Soulaiman Raissouni

Selon nos sources : passé par la Tunisie

Cinq ans de prison en juillet 2021, gracié en juillet 2024. Surveillance et dénigrement. Avis n° 31/2022 du Groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire.

Ce parcours repose sur l’avis du Groupe de travail de l’ONU et sur nos sources. Par prudence, nous ne publions pas sa localisation actuelle.

Pegasus, c’est le dernier recours ?

Contre-intuitif, mais c’est ce que raconte Safir : le logiciel espion arrive en dernier. « Une fois arrivés à Pegasus, on a déjà fait toutes les autres étapes. Ça vient après les écoutes, dans l’appartement, dans la voiture. » Avant, il y a la filature, le micro, la caméra cachée, et ce que l’ancien agent appelle « l’écoute », la base du métier.

Si Mounjib et Omar Radi ont eu droit à Pegasus, c’est, selon lui, parce qu’ils étaient parmi les cibles les plus « sophistiquées et connues », et parce qu’il fallait essayer une nouvelle technologie. Les données du Pegasus Project citées par Amnesty montrent le numéro de Mounjib sélectionné le 11 septembre 2017, puis de nouveau en novembre 2017 et en janvier 2018, juste avant l’envoi de SMS piégés. Celui de Fouad Abdelmoumni entre dans le système onze minutes plus tard, le même jour.

« Moi, je n’ai jamais rien dit en privé que je ne dirais pas devant un tribunal ou à la télé. » — Fouad Abdelmoumni, cité par Amnesty

Pourquoi l’entourage est-il visé lui aussi ?

Parce que, dit Safir, il suffit d’être en contact avec une cible pour devenir une cible : « Si vous, madame, la connaissez et l’appelez sans cesse, voilà, c’est quelqu’un de proche. On peut basculer sur vous. »

C’est ce qu’Amnesty décrit pour Omar Radi. La mère du journaliste aurait été suivie dans ses déplacements quotidiens et son téléphone placé sur écoute. Son frère, ses proches, et jusqu’au vendeur de cigarettes de son quartier auraient été surveillés. Tous les appels étaient retranscrits « à chaque soupir, chaque toux », rapporte Safir, au cas où un code se cacherait derrière. Radi, lui, rend hommage aux voisins et commerçants qui ont refusé l’argent qu’on leur offrait pour le photographier.

Même mécanique pour Maati Mounjib : sa fille a dû quitter le Maroc à 16 ans ; son épouse, de nationalité française, a perdu son emploi dans une ONG en janvier 2020. Ali Salem Tamek raconte que la police suit son fils à l’école. Et El Mahjoub Maliha, en Belgique, n’a pas revu ses parents au Maroc depuis la découverte de Pegasus sur son téléphone : « Petit à petit, mon cercle s’est rétréci. »

Le dénigrement arrive-t-il au bon moment ?

C’est l’un des constats les plus troublants du rapport : le calendrier. Safir l’appelle l’« info-choc » : quand une arrestation est repoussée de deux mois, dit-il, on voit surgir pendant ce temps une propagande dans les médias. Omar Radi le formule à sa façon : « Ils prédisent même ma prochaine arrestation. »

Amnesty cite Chouf TV, Barlamane et Le360 parmi les médias qui, selon l’organisation, ont participé à des campagnes de dénigrement contre les personnes interrogées. Selon Radi, Chouf TV l’a présenté comme un « espion » et un « traître ». Pour Soulaiman Raissouni, le rapport note que des reporters de Chouf TV étaient présents dans la rue lors de son arrestation, le 22 mai 2020, et filmaient de près ; le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire avait relevé en 2022 que des sites proches des services de renseignement, dont Chouf TV et Barlamane, avaient appelé à son arrestation.

Amnesty reconnaît toutefois qu’elle ne peut pas établir, dans chaque cas, le degré exact de soutien de l’État. Elle parle d’un faisceau d’indices : le moment, les cibles, le message, et des comptes Facebook inauthentiques repérés par Meta, qui a retiré en 2021 un réseau de 385 comptes Facebook, 6 pages et 40 comptes Instagram, né surtout au Maroc, qui commentait notamment des contenus de Chouf TV. Nos pages restent ouvertes aux médias cités.

La grâce royale, point final ?

En juillet 2024, plusieurs des neuf, dont Mounjib, Radi, Raissouni et Bernani, ont été graciés. Pour Maati Mounjib, le soulagement n’a pas duré : « Je n’avais rien à me faire pardonner. Une grâce suppose que vous ayez fait quelque chose de mal. » Selon Amnesty, il n’a pas pu reprendre son poste de professeur, reste sous interdiction de voyager, ses avoirs sont toujours gelés et il subit régulièrement des campagnes de dénigrement. Les accusations n’ont pas été abandonnées, précise le rapport.

Soulaiman Raissouni dit que le dénigrement continue « avec férocité », sous de nouvelles formes, et qu’il vise aussi à lui compliquer la vie auprès des ambassades s’il voulait quitter la région.

2015

Procès de Mounjib. Mansouri est emprisonné dix mois.

11 sept. 2017

Les numéros de Mounjib et d'Abdelmoumni sont entrés dans le système Pegasus, selon les données du Pegasus Project citées par Amnesty.

2017

Hirak du Rif : Majaoui est condamné à cinq ans de prison.

2019

Pressions sur Bernani ; elle quitte le Maroc pour la Tunisie en juin. Pegasus confirmé chez Mounjib en octobre.

Mai 2020

Arrestation de Raissouni, filmée par des reporters de Chouf TV, d'après Amnesty.

Juin–juill. 2020

Pegasus confirmé chez Radi, puis arrestation de Radi.

2021

Pegasus identifié chez Mansouri et Maliha.

Juillet 2024

Grâce royale : Mounjib, Radi, Raissouni et Bernani figurent parmi les graciés.

Mars 2025

Abdelmoumni condamné par défaut à six mois.

2026

30 mars : Mounjib empêché d'embarquer. Avril : Tamek perd son local. Août : Radi reçoit une alerte d'Apple pour un logiciel espion présumé.

Partir, est-ce vraiment échapper ?

Pas tout à fait, répondent plusieurs des intéressés. Omar Radi, qui vit en Europe : « La surveillance marocaine en Europe est aussi efficace qu’au Maroc. Je sais que je suis suivi partout. Ce qu’ils n’ont pas, c’est le même moyen de contrainte. » En août 2026, il a reçu d’Apple une notification de menace signalant une attaque présumée par logiciel espion sur son iPhone ; Amnesty dit poursuivre l’enquête.

Hicham Mansouri a vu Pegasus identifié sur ses appareils en France, après l’asile. Selon Amnesty, le même compte iCloud a servi en 2021 contre lui et contre Claude Mangin, avant d’être retrouvé dans un document judiciaire espagnol lié à l’attaque contre des ministres espagnols. Fouad Abdelmoumni, en Suisse, a commenté le 28 octobre 2024 le message d’un ami évoquant Pegasus ; quatre jours plus tard, un tribunal de Casablanca l’inculpait, et il a été condamné par défaut à six mois le 3 mars 2025. Près de 300 défenseurs et chercheurs ont signé une pétition pour l’annulation du jugement.

Pour Afaf Bernani, aux États-Unis, la distance n’a rien arrêté : « Ça ne s’est pas terminé, ça s’est transformé. » Après son engagement bénévole dans le groupe étudiant d’Amnesty USA, les attaques en ligne se seraient intensifiées, relayées « en quelques heures » par des dizaines de sites marocains. Son diagnostic : « un modèle de gouvernance par la violence réputationnelle. »

Rif, Sahara : les laboratoires de la surveillance ?

Safir parle des Rifains et des Sahraouis comme de cibles prioritaires, au Maroc comme en Espagne. Lors du Hirak, « toute la DGST était sur le Rif », dit-il, IMSI catchers, wi-fi, logiciel espion, « on a tout utilisé ». Mohamed Majaoui se rappelle son interrogatoire à Casablanca en mai 2017 : les policiers lui ont montré ses appels classés par mois, avec son ami, avec sa femme, « même ma vie privée ». Gracié en 2020, il fait partie des 15 militants du Hirak libérés ensemble ; quatre seulement sont restés au Maroc.

À Laâyoune, Ali Salem Tamek décrit un quotidien où « tout le monde est impliqué » : « Si le propriétaire refuse de vous louer une maison, il est complice. » Il a été expulsé du local de CODESA en avril 2026. El Mahjoub Maliha, lui, a vu son téléphone infecté en Belgique : « Je n’ai pas revu mes parents depuis que j’ai su. »

À qui profite la peur ?

Le proverbe marocain que cite Mounjib résume le rapport : « Frappe les gros, les petits auront peur. » Mounjib dit que, pour la majorité des militants, le dénigrement issu de la surveillance décourage plus que la répression physique. Abdelmoumni parle de gens « débordés, paralysés, désorientés, vaincus ». Mansouri rapporte les mots d’un ami : après des années de ce régime, le jour où il est entré en prison, ce fut « une forme de soulagement ».

Au-delà des cas individuels, l’effet le plus durable, selon Amnesty, est la création d’un « climat de peur » où journalistes et citoyens finissent par limiter eux-mêmes leur parole. Le véritable enjeu n’est donc pas seulement la surveillance de quelques personnes, mais l’effet dissuasif sur toute la société civile.

Un lien à connaître. Hicham Mansouri est aussi l’un des artisans du rapport : depuis 2023, il a mené des centaines d’heures d’entretiens avec Safir et vérifié des faits pour Amnesty, qui le remercie. Il en publie les résultats sur Hawamich, qu’il édite. Ce lien ne remet pas en cause ce que dit le rapport, mais il est important que le lecteur le sache.

Hors rapport : Imad Stitou. Amnesty le mentionne brièvement, sous l’orthographe « Imad Sitou », comme le journaliste arrêté avec Omar Radi en juillet 2020 après une altercation avec un cameraman de Chouf TV ; à Casablanca, selon Safir, leurs téléphones ont été ouverts avec l’outil Cellebrite. Selon nos sources, il vit aujourd’hui en Allemagne.

Des caméras partout, et demain l’intelligence artificielle ?

Les moyens décrits par Safir ne s’arrêtent pas aux téléphones. La DGST aurait accès aux caméras de l’État dans l’espace public, fournies « sur demande » par la police (DGSN), et aux caméras privées grâce à NightHawk, un appareil de la taille d’une petite valise : à moins de 50 mètres d’un lieu, il repère les caméras, même celles qui ne sont pas reliées à Internet. Des véhicules spécialement équipés permettent aussi de suivre et d’enregistrer une cible là où il n’y a pas de caméra.

Les constats d’Amnesty soulèvent alors une question préoccupante : si de tels niveaux de surveillance étaient possibles avec les technologies d’hier, que permettra l’intelligence artificielle ? Amnesty rapporte, en citant des médias, que le Maroc dépenserait des millions de dollars en reconnaissance faciale et en reconnaissance des comportements alimentées par l’IA, en vue de la Coupe du monde 2030 (des milliers de caméras « intelligentes » ont été annoncées à Rabat, et la reconnaissance faciale dans un stade de Tanger). Ces technologies, écrit l’organisation, pourraient élargir considérablement la capacité de surveillance de masse du pays, et elle présume qu’elles fonctionneront sans autorisation judiciaire, vu les pratiques documentées dans le rapport. Ce sont les craintes d’Amnesty ; elles ne décrivent pas un usage avéré.

Ce que demande Amnesty

Les 5 recommandations aux autorités marocaines

  1. Libérer les personnes emprisonnées pour avoir exercé leurs droits.
  2. Cesser immédiatement la surveillance des défenseurs des droits et des journalistes.
  3. Encadrer la surveillance par la loi, avec un moratoire sur l'achat et l'usage de ce matériel en attendant.
  4. Ouvrir une enquête indépendante sur la DGST et indemniser les victimes.
  5. Mettre fin à toute participation de l'État aux campagnes de dénigrement.

À lire aussi sur Jisr.media :

Questions fréquentes

Qui sont les personnes citées dans le rapport d’Amnesty sur le Maroc ?
Amnesty a interrogé dix journalistes et défenseurs des droits. Neuf sont présentés ici : Maati Mounjib, Omar Radi, Hicham Mansouri, Fouad Abdelmoumni, Afaf Bernani, El Mahjoub Maliha, Mohamed Majaoui, Ali Salem Tamek et Soulaiman Raissouni.

Pourquoi Maati Mounjib est-il appelé un « cobaye » ?
C’est le mot de Safir, ancien agent de la DGST cité par Amnesty : Mounjib aurait été l’une des premières personnes visées par Pegasus au Maroc, en 2017, notamment pour son influence et sa proximité avec le journaliste Omar Radi.

Une grâce royale met-elle fin aux ennuis ?
Pas selon Amnesty. Maati Mounjib, gracié en juillet 2024, dit n’avoir retrouvé ni son poste ni ses avoirs et reste sous interdiction de voyager. Omar Radi et Soulaiman Raissouni, graciés eux aussi, décrivent un dénigrement qui continue.


Source : Amnesty International, « We start with the verdict: Inside Morocco's surveillance machine », index MDE 29/1447/2026, 1er octobre 2026, chapitres 7 et 8 et annexe 12.3 ; Afrik. Les mentions « selon nos sources » sont celles de la rédaction. Toutes les accusations rapportées dans cet article sont celles d'Amnesty International ; elles n'ont pas été tranchées par une juridiction.

Sujets :⚖️ Droits humains
Partager cet article :
FacebookX / Twitter
📚 Dans ce dossier : Droits humains au Maroc : les pièces du puzzle
Politique & Société

Droits humains au Maroc : Pièces du puzzle 4 — Qui garde les clés ? Souveraineté numérique, outils étrangers et données

Pegasus venu d'Israël, RCS d'Italie, Eagle de France, Verint des États-Unis : le rapport d'Amnesty dresse la liste des outils achetés à l'étranger. Derrière, une question qui concerne toute la nation : qui garde les clés de nos données, de notre cloud et de notre intelligence artificielle ?

Politique & Société

Droits humains au Maroc : Pièces du puzzle 1 — Pegasus, DGST, Maroc Telecom : ce que dit Amnesty

« On commence par le verdict. » La phrase est d'un ancien agent du renseignement intérieur marocain, cité par Amnesty International dans un rapport de 126 pages publié le 1er octobre 2026. Logiciels espions, caméras, faux comptes, médias de diffamation et procès : voici, pièce par pièce, ce que dit le rapport, et ce qu'il ne prouve pas.

📰 À lire aussi
Politique & Société

Grève de la faim de Saïda El Alami : le CDH s'inquiète pour sa santé

Le Centre des droits humains en Amérique du Nord (CDH) s'inquiète de l'état de santé de la détenue politique Saïda El Alami, en grève de la faim depuis le 16 octobre 2026 à la prison locale El Jadida 2. Il demande aux autorités de lui assurer des soins sans délai et le contact avec sa famille et ses avocats.

← Retour aux actualités
Publicité
📢Bannière footer728×90 — Footer Leaderboard · AdSense
Écrivez-nous