Récits de la mémoire (7/7) — Lille, le Parti communiste, et le retour à la Fête de l’Humanité
Chaque jour cette semaine, jisr.media publie un nouvel épisode de « Récits de la mémoire », la série de Charaf Rifai. Docteur en chimie formé à l’université de Toulouse, resté engagé des deux côtés de la Méditerranée, il a été élu adjoint au maire en France pendant douze ans et milite aujourd’hui au sein de la Fédération de la Gauche Démocratique. Dans cette série, il revient sur les moments qui ont façonné sa trajectoire — entre le Maroc de son enfance et la France où il a construit sa vie.
Récit 7 — et dernier
Après mon retour en France, j’ai été nommé enseignant temporaire — maître auxiliaire — de mathématiques dans un lycée de la banlieue de Lille, dans le nord de la France. J’y ai rencontré des camarades de la gauche française, en particulier du Parti communiste français, au sein duquel j’ai milité ; je suis devenu membre du bureau local à Valenciennes, ainsi que membre du bureau fédéral du parti pour le nord de la France. En 1996, encouragé par mes camarades et collègues communistes ainsi que par mon épouse, j’ai obtenu la nationalité française, ce qui m’a permis d’accéder à la fonction publique — je suis devenu professeur agrégé titulaire — et m’a ouvert la voie pour me lancer dans les élections municipales. J’ai été élu, sous les couleurs du parti, adjoint au maire, de 2008 à 2020, année où j’ai été admis à la retraite ; je me suis alors retiré de la candidature pour plusieurs raisons, objectives et personnelles.
En 2014, après une longue interruption de plusieurs années, j’ai assisté à la Fête de l’Humanité, l’événement organisé chaque année par le journal L’Humanité, organe officiel du Parti communiste, où se trouvait le stand du Parti de l’Avant-garde démocratique et socialiste. J’y ai renoué le lien, et j’ai adhéré, dans la foulée, à l’Association des Marocains de France (AMF).
— Fin de la série « Récits de la mémoire ».
Charaf Rifai





