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📚 Dossier : OCP/UM6P : enquête sur le financement

Enquête OCP/UM6P, volet 4 : 250 millions de dollars de capital-risque au Delaware, pendant que le Maroc manque d'eau

Notre enquête sur le financement de l'UM6P se termine au Delaware : Bidra Innovation Ventures, un fonds de capital-risque de 250 millions de dollars financé exclusivement par OCP et son université, intégré à 100 % dans les comptes du groupe OCP, enregistré au Delaware. Un seul bénéficiaire déclaré, plusieurs noms à sa tête, et plus aucune déclaration au régulateur américain depuis 2023. Sollicités par Jisr.media, l'OCP et l'UM6P n'ont apporté aucune précision sur le pilotage de cet investissement, ni sur aucun des points soulevés dans cette enquête.

Enquête OCP/UM6P, volet 4 : 250 millions de dollars de capital-risque au Delaware, pendant que le Maroc manque d'eau

Montage Jisr.media — photo d'illustration : usine de dessalement par osmose inverse (James Grellier, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0). Données : portefeuille publié par Bidra ; objectif national de dessalement 2030

Au début de cette enquête, nous avons montré comment l’argent change de nature de contrainte en cours de route : parti d’une société à participation étatique, il transite par une fondation d’utilité publique, capitalise une université constituée en société anonyme — puis, une fois entré dans l’UM6P Endowment Holding créée par l’université elle-même, finance des filiales commerciales sans plus aucune contrainte d’utilité publique. Ce dernier article suit ce chemin jusqu’à son point le plus concret : un fonds de capital-risque de 250 millions de dollars, logé au Delaware, l’État américain réputé pour sa discrétion en matière de droit des sociétés.

250 millions de dollars au Delaware !

Lancé en mars 2022 avec 50 millions de dollars apportés par OCP et l’UM6P, Bidra Innovation Ventures a reçu 200 millions de dollars supplémentaires, annoncés le 5 avril 2023 par le fonds et ses deux bailleurs : 250 millions de dollars au total. Le seul Form ADV que le fonds a déposé auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur américain, daté du 4 avril 2023, déclare un fonds de droit du Delaware avec un seul bénéficiaire, à 100 % étranger, et environ 52 millions de dollars d’actifs. Le document de référence d’OCP SA déposé à l’AMMC (exercice 2025) le confirme à sa manière : Bidra Innovation Ventures Fund, domicilié aux États-Unis, figure dans le périmètre de consolidation du groupe, rubrique « Écosystème UM6P », détenu à 100 %. Basé à San Francisco, avec un second bureau à New York, Bidra investit dans l’agritech, l’industrie, les mines, l’eau et l’énergie — des secteurs qui recoupent presque terme à terme les priorités stratégiques du groupe OCP lui-même.

BIDRA EN UN COUP D'ŒIL

Statut : société (LLC) enregistrée au Delaware, bureaux à San Francisco et New York.

Argent reçu : 50 M$ en mars 2022, puis 200 M$ en avril 2023, soit 250 M$.

Bailleur : OCP et l'UM6P, seuls bailleurs identifiés.

Dans les comptes d'OCP : consolidé à 100 %, rubrique « Écosystème UM6P ».

Secteurs : agritech, industrie, mines, eau, énergie.

Le CEO du fonds, Yassine Cherkaoui, ne s’en cache pas : dans ses déclarations publiques, il décrit lui-même Bidra comme « le bras de capital-risque corporate du Groupe OCP et de son université affiliée, UM6P ». Une description qui a le mérite de la clarté — et qui confirme, dans les mots mêmes de son dirigeant public, ce que la chaîne de contrôle décrite au début de cette enquête laissait déjà deviner.

Qui pilote vraiment Bidra ? Des noms qui ne collent pas

La communication de Bidra a mis en avant plusieurs visages. Au lancement, Amar Singh, présenté comme président, venu du capital-risque d’entreprise dans l’agriculture. Sur le site actuel du fonds, il n’est plus qu’un « Venture Partner », un associé extérieur. Aujourd’hui, Yassine Cherkaoui, CEO, qui a passé plusieurs années chez OCP S.A., d’abord chargé de mission puis vice-président Stratégie et développement corporate. Et, parmi l’équipe, Kevin Zussman, ancien responsable des investissements.

CE QUE DIT LE DOCUMENT OFFICIEL

Un seul dirigeant déclaré : Amardeep Dhaliwal, directeur général depuis février 2022.

C'est le seul nom qui figure dans le Form ADV déposé auprès de la SEC le 4 avril 2023. Ni Yassine Cherkaoui, ni Kevin Zussman n'y apparaissent. À l'inverse, le nom d'Amardeep Dhaliwal ne figure pas sur le site de Bidra, où apparaît en revanche « Amar Singh ». Le même document déclare un fonds avec un seul bénéficiaire, à 100 % étranger.

Selon nos sources, Amardeep Dhaliwal et « Amar Singh » sont une seule et même personne. Le nom complet figure sur le document officiel déposé au régulateur ; le nom court, sur les communiqués, les conférences et le site du fonds. Le fonds n’a jamais fait le lien publiquement. Résultat : un citoyen marocain qui chercherait qui gère ces 250 millions de dollars ne pourrait pas relier le dirigeant déclaré aux autorités américaines à la personne présentée au public, d’abord comme président, puis comme simple associé. Et il reste impossible de savoir qui décide vraiment de l’usage de cet argent.

D’où une question simple : si l’homme déclaré comme seul dirigeant de Bidra, présenté au public comme son président, est bien le même qu’Amar Singh, aujourd’hui rétrogradé au rang de simple associé, qui dirige légalement le fonds aujourd’hui ? Yassine Cherkaoui en est le CEO affiché sur le site. Mais aucun document déposé auprès du régulateur américain ne le désigne comme dirigeant : la seule déclaration, celle de 2023, ne mentionne pas son nom, et aucune autre n’a suivi.

PLUS AUCUNE DÉCLARATION DEPUIS 2023

Depuis le 31 décembre 2025, Bidra n'est plus enregistré auprès du régulateur américain.

Selon la base officielle de la SEC, l'enregistrement de la société de gestion est « retiré, faute de renouvellement ». Le dernier Form ADV date d'avril 2023 : les 200 millions de dollars versés ensuite n'apparaissent dans aucune déclaration publique au régulateur.

Pourtant, Bidra a continué d'investir en 2026, en Inde (BigHaat, février) et aux États-Unis (TerraBlaster, août). Qui gère donc légalement ces opérations, et sous quel statut ?

Des startups aux États-Unis, en Inde, au Kenya, au Nigeria, en Indonésie… et au Maroc ?

Où va l’argent ? Le fonds ne publie pas de rapport d’activité. Mais il affiche lui-même, sur son site, la liste de ses entreprises et leur ville. Nous l’avons consultée le 4 octobre 2026 : 15 entreprises, dont 10 aux États-Unis, avec des tickets habituels de 0,5 à 5 millions de dollars.

OÙ VONT LES FONDS ?

États-Unis : 10 · Inde : 2 · Kenya : 1 · Nigeria : 1 · Indonésie : 1 · Maroc : 0

Selon le portefeuille publié par Bidra lui-même sur son site, consulté le 4 octobre 2026.

Startup Ville, pays Activité
Aqua Membranes Albuquerque, États-Unis Membranes pour le dessalement de l’eau de mer
Aclarity Medway, États-Unis Destruction des « polluants éternels » dans l’eau
AgroSpheres Charlottesville, États-Unis Biopesticides
TerraBlaster San Francisco, États-Unis Analyse des sols au laser
EarthOptics (fusionnée avec Pattern Ag en 2024) Minneapolis, États-Unis Analyse des sols
Travertine Boulder, États-Unis Recyclage du phosphogypse, déchet des engrais phosphatés
Tidal Metals Hamilton, États-Unis Magnésium extrait de l’eau salée
Mitra Chem Mountain View, États-Unis Matériaux pour batteries, à base de fer et de phosphore
Peregrine Hydrogen Santa Cruz, États-Unis Hydrogène et acide sulfurique
Verdagy Moss Landing, États-Unis Électrolyseurs pour l’hydrogène vert
BigHaat Bangalore, Inde Plateforme agricole : 10 M$ levés en février 2026, tour mené par Bidra
Niqo Robotics Bengaluru, Inde Robots de pulvérisation guidés par l’IA
Apollo Agriculture Nairobi, Kenya Crédit, intrants et conseil aux petits agriculteurs
ThriveAgric Abuja, Nigeria Accès des petits agriculteurs aux intrants et aux marchés
Semaai Jakarta, Indonésie Marché d’intrants agricoles et conseil numérique

Source : portefeuille publié sur le site de Bidra (bidra.vc), consulté le 4 octobre 2026 ; annonces des entreprises.

Dans ce portefeuille officiel, aucune startup marocaine, alors que les bases spécialisées situent Bidra à San Francisco et à Benguerir, près du campus de l’UM6P. Pour mesurer l’écart : UM6P Ventures, le fonds de l’université consacré aux jeunes pousses marocaines, dispose d’environ 163 millions de dirhams de capital, selon les annonces légales de 2025. Bidra, lui, a reçu 250 millions de dollars, soit environ 2,5 milliards de dirhams : quinze fois plus, placés hors du Maroc.

2,5 milliards de dirhams pour des startups à l’étranger, quinze fois le fonds réservé aux startups marocaines.

Ces entreprises développent sans doute des technologies utiles, et certaines servent des agriculteurs africains. Mais regardons les besoins du Maroc. Après plusieurs années de sécheresse, l’eau est devenue une urgence nationale. L’agriculture, qui fait vivre une grande partie du monde rural, a besoin d’innovations adaptées à nos sols et à notre climat. L’intelligence artificielle pourrait aider à mieux gérer l’irrigation, les barrages, les nappes ou les récoltes. Ce sont exactement les secteurs que vise Bidra : agritech, eau, énergie. Bidra finance même une technologie de dessalement de l’eau de mer, alors que le Maroc construit à grands frais ses propres usines de dessalement : mais la startup est installée au Nouveau-Mexique. Et nos universités publiques, avec jusqu’à 69 étudiants par enseignant, manquent cruellement de moyens pour cette recherche.

Ici, la sécheresse. Là-bas, l’argent. À gauche, le plus grand barrage du Maroc à sec en 2022. À droite, les startups financées par Bidra : 10 aux États-Unis, 2 en Inde, 1 au Kenya, 1 au Nigeria, 1 en Indonésie, 0 au Maroc, dont une technologie de dessalement au Nouveau-Mexique

Photo : Houssain tork, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Données : portefeuille publié par Bidra, consulté le 4 octobre 2026.

Alors, si l’on défend un peu son pays, la question s’impose : pourquoi aller chercher ces solutions aux États-Unis, en Inde, au Kenya, au Nigeria ou en Indonésie, plutôt que de financer en priorité des chercheurs et des startups qui travaillent au Maroc, pour les Marocains, avec l’argent d’un groupe détenu à 94 % par l’État ?

Pourquoi le Delaware, champion de la discrétion ?

250 millions de dollars d’argent OCP/UM6P logés au Delaware : les bureaux de Corporation Trust Company, 1209 Orange Street, Wilmington, agent enregistré de Bidra

Bureaux de Corporation Trust Company, 1209 North Orange Street, Wilmington (Delaware), agent enregistré de Bidra Innovation Ventures. Photo : Philtoss, Wikimedia Commons, CC0.

Bidra n’a rien d’exceptionnel dans son choix de juridiction. Son agent enregistré est la Corporation Trust Company, domiciliée au 1209 Orange Street, à Wilmington : l’adresse d’agent enregistré la plus utilisée au monde, où sont domiciliées des centaines de milliers de sociétés Ce choix ne dit rien, à lui seul, de l’identité des bénéficiaires effectifs du fonds. Le Delaware n’exige pas la divulgation publique des dirigeants d’une LLC à la constitution, contrairement au registre fédéral canadien ou, dans une moindre mesure, aux registres français.

POURQUOI CE CHOIX COMPTE

Au Delaware, une LLC ne publie presque rien.

Pas de liste publique de ses membres ni de ses gérants. Pas de comptes annuels à déposer. Pas de rapport annuel public : une simple taxe forfaitaire annuelle suffit. Résultat : pour savoir dans quoi Bidra investit, combien il gagne ou perd, et qui décide, il faut se contenter de ce que le fonds veut bien dire, et des rares documents fédéraux comme le Form ADV.

Ce choix n’a rien d’illégal, et beaucoup de fonds américains le font. Mais pour un fonds financé par l’argent d’un groupe public marocain, il garde hors de portée du public l’essentiel de l’information : ce que deviennent ces 250 millions de dollars.

Du premier au dernier volet : 0 réponse !

Jisr.media a demandé à l’OCP de confirmer les montants et les dates exactes de ces deux investissements, de préciser si ces fonds proviennent du budget « recherche et innovation » de l’UM6P, du capital de l’université, ou d’une autre ligne budgétaire de la Fondation OCP, et quels critères d’évaluation et de suivi sont appliqués à cet investissement — et par quelle instance. Cette demande faisait partie du droit de réponse envoyé le 13 septembre 2026 à Khalid Baddou, alors directeur de cabinet de la présidence de l’UM6P et nommé depuis, le 25 septembre, directeur général d’UM6P Hospitals. L’échéance était fixée au 21 septembre.

NOS QUESTIONS SANS RÉPONSE

0 réponse.

Ni à notre lettre du 13 septembre 2026, ni depuis la publication des trois premiers volets.

Ni sur l’origine budgétaire des 250 millions de dollars, ni sur les mécanismes de suivi, ni sur la répartition de l’autorité entre le CEO public et le seul dirigeant déclaré au régulateur américain — ni, plus largement, sur aucun des points soulevés dans cette enquête : la gouvernance concentrée autour des mêmes noms, le rôle de l’UM6P dans le programme national de recherche PNARDI, les 14 milliards de dirhams des campus et le coût des antennes internationales, et ce fonds de capital-risque logé au Delaware.

Un État dans l’État ?

Depuis longtemps, on dit de l’OCP qu’il est « un État dans l’État ». Au terme de ce dossier, les documents officiels dessinent un ensemble qui finance, possède, évalue et investit, du Maroc jusqu’au Delaware, avec les mêmes dirigeants aux postes clés, six ministres autour de la table et sans rendre de comptes publics détaillés. La formule n’a jamais semblé aussi juste. Reste aux responsables, et aux élus, de répondre aux questions.

LE DOSSIER EN QUATRE VOLETS

1. La gouvernance : six ministres sur onze au conseil d'OCP, les mêmes noms partout. Relire

2. La recherche publique : un milliard de dirhams, et l'UM6P juge, payeur et candidate. Relire

3. Les campus : 14,3 milliards de dirhams en trois ans, et des antennes à l'étranger sans résultats publiés. Relire

4. Le Delaware : 250 millions de dollars de capital-risque, sans compte rendu public.

L’enquête continue : les questions qui fâchent

  • De quelle ligne budgétaire viennent les 250 millions de dollars : capital de l’université, budget de recherche, Fondation OCP ?
  • Qui décide réellement des investissements de Bidra : son CEO, Yassine Cherkaoui, ou Amardeep Dhaliwal, alias Amar Singh, seul dirigeant déclaré à la SEC ? Pourquoi présenter au public et au régulateur deux noms différents pour la même personne ? Et s’il a été rétrogradé au rang de simple associé, qui dirige légalement Bidra aujourd’hui ?
  • Pourquoi Bidra n’est-il plus enregistré auprès du régulateur américain depuis fin 2025 ?
  • Dans quelles entreprises Bidra a-t-il investi, et avec quels résultats ?
  • Pourquoi aucune startup marocaine ne figure-t-elle dans le portefeuille officiel de Bidra, pourtant présenté comme installé aussi à Benguerir ?
  • Pourquoi loger au Delaware un fonds financé par de l’argent d’origine publique marocaine ?
  • Quels mécanismes de contrôle s’appliquent à cet investissement, et par quelle instance ?

APPEL À TÉMOIGNAGES

Vous travaillez ou avez travaillé à l'OCP, à l'UM6P ou dans leurs filiales ? Vous disposez d'informations sur ce dossier ? Écrivez-nous à [email protected].

Anonymat garanti, sources protégées. Votre identité reste confidentielle : nous ne publions rien qui permette de vous reconnaître, et nous vous relisons les passages qui s'appuient sur votre témoignage avant publication.

✉️ [email protected]

L’enquête continue. Nous attendons toujours les réponses des responsables de l’OCP et de l’UM6P, et nous publierons toute réponse qui nous parviendra. Parce qu’il s’agit, en fin de compte, de fonds publics (l’État marocain détient 94,12 % du capital d’OCP SA), Jisr.media remettra ce dossier aux nouveaux élus de la Chambre des représentants, afin qu’ils puissent, s’ils le jugent utile, poser ces questions au gouvernement.

À lire aussi sur Jisr.media :

Les principales questions posées

Combien d’argent OCP/UM6P a-t-il investi dans Bidra Innovation Ventures ? 250 millions de dollars au total : 50 millions au lancement du fonds en mars 2022, puis 200 millions supplémentaires annoncés en avril 2023 par Bidra, l’UM6P et OCP. Le seul Form ADV déposé auprès de la SEC, le 4 avril 2023, ne déclarait encore que 52 millions de dollars d’actifs.

Où est enregistré Bidra Innovation Ventures ? Le fonds est une LLC de droit du Delaware, avec des bureaux à San Francisco et New York. Son agent enregistré est la Corporation Trust Company, au 1209 Orange Street à Wilmington — l’adresse la plus utilisée au monde pour la domiciliation de sociétés, où sont enregistrées des centaines de milliers d’entités. Le droit du Delaware n’exige pas la publication des dirigeants d’une LLC.

Qui dirige Bidra Innovation Ventures ? Plusieurs noms se succèdent : Amar Singh, présenté au lancement comme président, aujourd’hui simple « Venture Partner » (associé) selon le site du fonds ; Yassine Cherkaoui, aujourd’hui CEO, ancien vice-président Stratégie d’OCP ; Kevin Zussman, ancien responsable des investissements. Le Form ADV déposé à la SEC, lui, ne déclare qu’un seul dirigeant : Amardeep Dhaliwal, directeur général depuis février 2022. Selon nos sources, il s’agit de la même personne qu’Amar Singh.

Dans quels secteurs Bidra investit-il ? Agritech, industrie, mines, eau et énergie — des secteurs qui recoupent directement les priorités stratégiques du groupe OCP, son bailleur.

L’OCP a-t-il expliqué d’où viennent ces 250 millions de dollars ? Non. Jisr.media a demandé si ces fonds proviennent du budget recherche et innovation de l’UM6P, du capital de l’université, ou d’une autre ligne de la Fondation OCP, ainsi que les critères d’évaluation appliqués. Aucune réponse n’est parvenue.

Sources : Form ADV de Bidra Innovation Ventures du 4 avril 2023 et base officielle des conseillers en placement de la SEC (Investment Adviser Public Disclosure) ; annonces officielles de Bidra, de l’UM6P et d’OCP ; registre de la Delaware Division of Corporations ; document de référence d’OCP SA, exercice 2025, déposé auprès de l’AMMC (périmètre de consolidation).

Sujets :🔎 OCP et UM6P📈 Économie et budget
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📚 Dans ce dossier : OCP/UM6P : enquête sur le financement
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