mardi 20 octobre 2026🤝 Partenaire ou annonceur ? Contactez-nous →
NewsletterÀ propos✍️ Écrivez-nous🌐 Accueil
Publicité
📢Espace publicitaire728×90 — Leaderboard · AdSense / Ezoic
🗳️ ÉLECTIONS
🔴 EN DIRECT
Élections
📚 Dossier : Élections Québec 2026

Québec 2026 : trois partis écartent leurs candidats à problèmes — le PCQ, lui, garde les siens

PQ, PLQ et CAQ ont chacun dû retirer un candidat dans les premiers jours de la campagne, parfois en quelques heures. Le PCQ, confronté à pas moins de trois candidats controversés — dont un favorable à « 125% » à l'annexion du Canada aux États-Unis — n'en a écarté aucun. Pendant ce temps, un nouveau sondage Léger confirme que la course reste ouverte.

Québec 2026 : trois partis écartent leurs candidats à problèmes — le PCQ, lui, garde les siens

Québec 2026 : trois partis écartent leurs candidats à problèmes — le PCQ, lui, garde les siens

Une semaine à peine après le déclenchement de la campagne, un constat s’impose : aucun des quatre principaux partis n’a été épargné par ses propres candidats. Trois d’entre eux ont réagi en quelques heures ou quelques jours. Le quatrième a choisi d’assumer.

PQ — un transfuge de QS, retiré après 48 heures

Vincent Marissal n’est pas un candidat comme les autres. Député de Rosemont pour Québec solidaire depuis 2018, il avait quitté la formation en novembre 2025 après des discussions avec le PQ sur un changement d’allégeance — un départ vécu comme une trahison par d’anciens collègues et électeurs solidaires. Il avait ensuite annoncé, en mars, qu’il ne se représenterait pas en 2026. Revirement en août : il devient candidat péquiste dans Taschereau, pour y affronter son ex-collègue solidaire Étienne Grandmont sur le terrain même qu’il représentait sous une autre bannière.

Le retour a tourné court. Quarante-huit heures après l’annonce de sa candidature, Paul St-Pierre Plamondon l’a écartée : Marissal avait échangé, via la plateforme HomeExchange, son appartement fonctionnel de Québec — pour lequel il touchait une allocation de logement de l’Assemblée nationale pouvant atteindre 21 000$ par année — contre un accès gratuit à des logements à l’étranger. Aucun gain monétaire direct, mais un avantage à valeur marchande que PSPP a jugé contraire au code d’éthique des élus. Selon les informations disponibles, c’est Marissal lui-même qui a proposé de se retirer. Un parcours à part : quitter un parti, se faire accuser de trahison, revenir sous une autre couleur, puis se faire montrer la porte par ce nouveau parti — le tout en moins d’un an.

PLQ — un huitième départ en trois mois

Le Parti libéral a de son côté écarté son candidat dans Rimouski, Étienne Pineau Saindon, pour des « allégations personnelles sérieuses » que le parti a refusé de détailler publiquement, parlant seulement de « comportement inacceptable ». Ce retrait est le huitième de ce type pour le PLQ en trois mois — un chiffre qui, à lui seul, en dit long sur les difficultés de recrutement du parti de Charles Milliard à l’approche du scrutin.

CAQ — retrait en quatre heures

La Coalition avenir Québec a agi le plus vite des trois : après qu’un centre de femmes de Chibougamau a publiquement dénoncé la visite non annoncée de son candidat dans Ungava, Paul Dadie — qui avait remis en question devant le personnel le caractère non-mixte du centre, l’accès restreint de certains espaces aux femmes et l’absence d’hommes embauchés — Christine Fréchette a annoncé son retrait environ quatre heures après la sortie du centre. Dadie a présenté ses excuses aux personnes qu’il aurait pu blesser.

PCQ — trois candidats controversés, zéro retrait

Le Parti conservateur du Québec, lui, n’a écarté aucun candidat — malgré un dossier nettement plus chargé que celui de ses adversaires. Lucien Koty (Verdun) a multiplié les messages qualifiant les vaccins d’inutiles. Marie-Josée Hélie (Montmorency) est allée plus loin, qualifiant certaines campagnes de vaccination de « génocidaires ». Éric Duhaime a balayé l’affaire du revers de la main, parlant de simple « distraction ».

Le cas le plus frappant reste celui de Frédéric Poulin, candidat dans Côte-du-Sud. Interrogé directement, en ligne, sur son appui à l’annexion du Canada par les États-Unis, Poulin avait répondu sans détour : « Pour à 125% ». Il avait aussi partagé, en 2024, un message affirmant que le Canada était en train de devenir un « failed state », commenté d’un « 51e état ? Why not ? ». Rattrapé par ces messages pendant la campagne, il les qualifie aujourd’hui de « maladroits » et affirme qu’ils ne reflètent plus sa pensée actuelle.

Reste une question que la simple rétractation ne referme pas complètement : un candidat qui s’est publiquement dit favorable, même par le passé, à l’annexion pure et simple du Québec et du Canada aux États-Unis — au moment même où le gouvernement fédéral et plusieurs provinces négocient pied à pied face aux pressions commerciales de Washington — est-il le genre de représentant qu’on souhaite voir siéger à l’Assemblée nationale ? Le PCQ, contrairement au PQ, au PLQ et à la CAQ, a choisi de ne pas trancher lui-même cette question à la place des électeurs de Côte-du-Sud.

Pendant ce temps, la course reste grande ouverte

Le sondage Léger du 28 au 31 août, le plus récent disponible, confirme que rien n’est joué : le PQ reste en tête à 29% (contre 30% dans le sondage Léger du 21-24 août cité dans notre précédent suivi), la CAQ progresse à 24% (+1), le PLQ tient à 22%, le PCQ recule à 15% (-1) et Québec solidaire remonte nettement, de 7% à 10% — une hausse suffisamment nette pour ne pas être qu’un accident statistique, d’autant qu’un autre sondage publié à la même période (Pallas Data, 31 août) situait déjà QS à 9%. Fait notable : 42% des électeurs qui expriment une intention de vote disent ne pas avoir arrêté définitivement leur choix — la campagne, entre débats et candidatures à problèmes, est loin d’être terminée.


Sources : Le Devoir — faux départs et tirs groupés contre le PQ, La Presse — retrait de Vincent Marissal, La Presse — le PLQ écarte son candidat de Rimouski, Noovo — retrait du candidat caquiste d’Ungava, La Presse — un candidat du PCQ favorable au 51e État, La Presse — Duhaime ne veut pas être distrait par les bévues de ses candidats, Le Devoir — sondage Léger, rien n’est encore joué.

Sujets :⚜️ Québec : élections et gouvernement
Partager cet article :
FacebookX / Twitter
📚 Dans ce dossier : Élections Québec 2026
Élections

Trois élus d'origine marocaine à l'Assemblée nationale du Québec : Derraji, Boumeftah, Assouline, et ce que la diaspora attend d'eux

Un vétéran né à Marrakech, une avocate criminaliste arrivée enfant du Maroc, une ancienne bâtonnière de Montréal : trois libéraux d'origine marocaine siégeront à l'Assemblée nationale, dans l'opposition face au gouvernement minoritaire de Paul St-Pierre Plamondon. Qui sont-ils, et qu'attend d'eux la diaspora ?

Élections

Élections Québec 2026 : indécis, majorité du PQ, référendum, Santé Québec, des promesses à l'épreuve du réel

Plus que trois jours. Avec environ 30 % des voix, le PQ de Paul St-Pierre Plamondon pourrait obtenir une majorité, et ce sont les hésitants qui trancheront. Mais trois grandes promesses de cette fin de campagne, le référendum, Santé Québec et la taille de l'État, tiennent mieux sur papier que dans la réalité.

Voir les 16 autres articles du dossier
📰 À lire aussi
Politique & Société

Grève de la faim de Saïda El Alami : le CDH s'inquiète pour sa santé

Le Centre des droits humains en Amérique du Nord (CDH) s'inquiète de l'état de santé de la détenue politique Saïda El Alami, en grève de la faim depuis le 16 octobre 2026 à la prison locale El Jadida 2. Il demande aux autorités de lui assurer des soins sans délai et le contact avec sa famille et ses avocats.

← Retour aux actualités
Publicité
📢Bannière footer728×90 — Footer Leaderboard · AdSense
Écrivez-nous